Le stress : comprendre pour mieux vivre

Travaux personnels encadrés Lycée Georges Duby 2014-1015

Les effets bénéfiques du stress

L’eustress a pour fonction de motiver et de mettre au défi l’individu pour qu’il puisse réussir. Pendant cette phase, l’objectif visé par l’individu n’est pas hors de portée et donc les hormones sécrétées favorisent la motivation et l’engagement. Ce stress a un effet positif, il permet d’apporter de la satisfaction à l’individu une fois la situation en question résolue. Lorsque le stress est vécu comme un défi à surmonter, il peut devenir un puissant stimulant. La tolérance au stress est la capacité d’un individu à gérer son stress et les symptômes qui en découlent.  De manière général, quand un individu se rend compte qu’il est en position de stress, il panique et se retrouve face aux symptômes du distress. Il perd alors le contrôle de ses émotions, son système limbique est stimulé.

 

Aujourd’hui, chez la majorité des personnes le stress est d’une telle intensité que l’on a du mal à voir ses effets positifs. Néanmoins si l’on revient à l'origine du stress nous avons vu qu’il avait pour but de nous aider à surmonter un défi rencontré dans l'immédiat. Il est donc primordial pour mobiliser toute notre énergie et notre concentration et ne cherche pas à nous faire perdre tous nos moyens.

 

             Prenons alors l’exemple du sport. Le sportif subit une excitation, un stimulus face au stress suffisant pour déclencher une adaptation rapide. Les hormones libérées permettent au sportif de solliciter ses muscles. Cet exemple nous permet de démontrer les effets positifs que le stress peut avoir sur notre organisme.

En effet le stress a largement été conçu pour permettre une meilleure activité physique. Lorsque l’homme de Cro-Magnon était face à un ours il était confronté à un stress qui lui permettait de s’enfuir. On pourrait donc dire que les courses sportives consistent en un “consommateur de stress”.  Les hormones libérées sont consommées par l’organisme afin de permettre l’effort physique. Si un individu pratique du sport en compétition, l'entraînement se comporte en quelques sortes comme un “apaiseur de stress”. Le corps de l’individu prend l’habitude de se reposer pendant les périodes de récupération. A ce moment là, le taux d’hormones diminue. Ceci explique pourquoi les sportifs ont un rythme cardiaque plus lent lorsqu’ils sont au repos. Le stress apparaît donc comme un puissant stimulant pour les sportifs, leurs permettant des performances qui ne sont pas forcément atteignables lorsqu’ils ne sont pas soumis à un stress.

Usain Bolt connu comme l’homme le plus rapide du monde est soumis à un énorme stress lors de ses compétitions. Pourtant, c’est dans ces situations là qu’il a remporté des records du monde. On voit bien que son corps est stimulé de manière incroyable permettant des performances inimaginables pour l’homme; en 2009 Usain Bolt court 100m en 9,58 secondes.

Néanmoins, même pour des sportifs, il est important de contrôler son stress. Les performances d’Usain Bolt sont atteignables quand il se situe sur le maximum de sa parabole représentant son stress par rapport à sa performance. Si il ne gère pas ce stress, il bascule dans une situation de distress où ces émotions prennent le contrôle et il n’est plus capable d’effectuer des performances positives. C’est ce qui est arrivé le  11 août 2011 lorsqu’il a était disqualifié à cause d’un faux départ. Le sport et tout particulièrement la compétition peut agir comme « régulateur de stress ». En effet, pour obtenir de bons résultats, il faut un minimum de motivation. Sur la ligne de départ, le cerveau un peu anxieux se met sous tension et s’éveille, les muscles et le cœur se préparent et bénéficient des quelques stimulations hormonales. Sans aucun stress, l’organisme ne parvient pas à entrer en action et la performance sera médiocre. Si la pression est excessive, l’activité cérébrale devient désordonnée et l’énergie est dilapidée avant que le starter ne lance les concurrents.

Au-delà du fonctionnement chimique de notre organisme, le sport recèle des «vertus psychologiques anti-stress » non négligeables.

On voit donc l’importance de pouvoir maîtriser son stress afin d’en tirer le plus d’effets positifs possibles.