Le stress : comprendre pour mieux vivre

Travaux personnels encadrés Lycée Georges Duby 2014-1015

L’eustress et le distress

Jusqu’alors nous avons vu les effets que le stress provoque sur notre organisme. Mais le stress peut aussi être un élément moteur qui va permettre l’amélioration de la performance. Ce stress positif est appelé eustress, il est nécessaire à la motivation et à la productivité dans la vie de tous les jours. Le terme de stress optimal est même parfois employé. C’est lorsque l’eustress devient ingérable qu'apparaît le distress qui a au contraire des effets nocifs sur notre organisme. Ce distress est la forme de stress qui nous est la plus familière et à laquelle nous faisons généralement référence. On représente ces différents stress de la manière suivante :

Pour comprendre le stress en général nous allons nous pencher un instant sur cet eustress. Le questionnement suivant vient donc à l’esprit : quel est le but de ce “bon stress” et pourquoi n’est-il pas davantage connu ?

En 1908, deux psychologues Yerkes et Dodson émettent une loi : la loi de Yerkes et Dodson. Cette loi est une relation empirique entre le niveau d’éveil ou d’excitation et la performance cognitive. Le plus souvent on la retrouve sous forme de parabole. La première partie de la courbe serait due à l’effet énergisant de l’éveil lors d’un effort de réflexion alors qu’au contraire la deuxième partie serait liée à l’effet stressant de l’éveil sur la performance cognitive lors d’un effort physique ou fatiguant.


Revenons alors aux différentes phases du stress afin de regarder dans le détail leurs fonctions. On supposerait que ces trois phases correspondent à ces trois types de stress éventuels. Lors de la phase d’alarme toutes nos ressources sont mobilisées grâce à la libération d’hormones tel que l'adrénaline. Nous avons vu que les hormones agissent sur le cœur et les poumons mais ils réorientent aussi le flux sanguin vers les muscles de manière à mobiliser les stocks d'énergie. Lors de la phase de résistance de nouvelles hormones sont sécrétées afin de conserver le stock d'énergie élevé. Si le
stress persiste encore et on passe dans la phase d'épuisement, les ressources énergétiques finissent par s'épuiser et des effets négatifs en découlent. On voit donc que la durée sur laquelle le stress s’exprime est à mettre en relation avec sa capacité à être positive ou au contraire négative.

Pour conclure lors de la phase de réaction d’alarme l’organisme se retrouve face au raisonnement intellectuel pour répondre au stimulus. Cette partie serait l’eustress. La résistance, elle, correspondrait au sommet de la courbe et au stress dit optimal tandis que l'épuisement correspondrait au distress, nécessitant un effort physique.  En effet la citation de Jo Godefroid dans son livre Psychologie : « Selon la loi de Yerkes-Dodson, reprise et adaptée par Hebb, un individu émet des comportements d'autant plus efficaces que son état d'éveil n'est ni trop faible, ni trop élevé. Sous ce niveau optimal, la vigilance de l'individu diminue progressivement pour faire place à l'endormissement ; au-dessus, l'individu est de plus en plus perturbé, et ses comportements risquent alors de se désorganiser complètement ». On pourrait donc s’appuyer sur cette loi pour expliquer l’eustress et le distress.